La recherche

Les axes de recherche sur GPS

GPS Educ’ est soutenu par un projet de recherche en cours qui s’article autour de trois grands axes.

Premier axe : Les spécificités du dispositif GPS

Ce premier axe propose de réfléchir aux différents enjeux pédagogiques, sociaux et éthico-politiques du dispositif, à partir de ses spécificités. Depuis les années 1990, l’analyse de pratiques et de situations professionnelles se déploie en formation des enseignants, comme modalité pédagogique alternative, avec pour objectif le développement de la réflexivité des enseignants-stagiaires. Mis en oeuvre à partir de 2014-15, le dispositif GPS s’inscrit dans cette histoire, mais se distingue de ses prédécesseurs (GEASE notamment, mais aussi GFAPP, ARPP, APPR, entretiens d’auto-confrontation, etc.) par la place donnée à l’écriture et à la co-écriture. Les médiations de GPS (les 8 étapes du protocole, les 3 « boucles médiatrices », la temporalité longue avec v1 / v2, etc.) fondent par ailleurs sa spécificité. 

Recherche en cours : En quoi le dispositif GPS permet-il individuellement et collectivement aux participants, à un certain niveau approfondi de réflexivité, d’expliciter et approfondir des positionnements relevant de « l’éthique » en général et de l’éthique professionnelle en particulier ? L’hypothèse mise à l’épreuve dans cette recherche est que le dispositif GPS a cette capacité de conduire les participants à des explicitations de tels positionnements de niveau éthique et éthico-politique en raison de caractéristiques qu’il partage avec les autres dispositifs d’analyse de situation ou de pratique, mais aussi de caractéristiques spécifiques parmi lesquelles on peut relever le medium de l’écriture, la temporalité longue du dispositif, l’intervention délibérément retardée du formateur et l’incitation initiale à penser le travail comme formateur pour d’autres futurs enseignants et au-delà pour l’ensemble des acteurs éducatifs. 

Porteurs du projet : Paul Lehner, Jean-François Nordmann

Deuxième axe : Effets, usages et appropriations de GPS par les participants

Cet axe a pour objectif de comprendre les effets, usages et appropriations de GPS par les participants, induits par les médiations particulières du dispositif. 

Recherche en cours : Alors qu’une recherche récente conduite sur les usages coopératifs de GPS a montré une forme d’usage détourné du dispositif par les étudiants-stagiaires pour répondre à leurs urgences professionnelles (entraide, recherche de boîte à outils, etc.), les formateurs utilisant ce dispositif – dont nous sommes – se sont demandés comment favoriser davantage l’approfondissement d’une réflexivité critique collective par une coopération autonome entre étudiants. Une réflexion a notamment été menée sur les adaptations nécessaires du dispositif pour un public de licences en préprofessionalisation. Une initiation progressive au dispositif GPS par son hybridation évolutive avec d’autres dispositifs coopératifs et réflexifs est ainsi expérimentée de la L1 à la L3. L’enjeu de la recherche en cours est de saisir l’impact de ces adaptations sur le travail autonome, réflexif et coopératif de groupe, à travers l’analyse des modalités de coopération qui se mettent en place et de l’évolution des représentations du métier, et de s’interroger sur de possibles réadaptations de GPS.

Porteurs du projet : Camille Amilhat, Sabeur Ayachi, Marie-Elise Hunyadi, Magaly Ruiz-Touchard

Troisième axe : Sociohistoire des modalités de formation des enseignants

Ce dernier axe consiste à interroger ce dispositif d’analyse réflexive et collaborative/coopérative en l’inscrivant dans l’histoire longue des politiques éducatives et des transformations des modalités de formation des enseignants. En quoi, notamment, contribue-t-il à la diffusion et à la légitimation du modèle d’un enseignant « praticien réflexif » et d’un modèle coopératif de formation, et en quoi va-t-il de pair avec des transformations du système éducatif et plus largement avec des transformations sociétales ?

Recherche en cours : D’après les textes réglementaires, les enseignants sont aujourd’hui « invités » à « coopérer », et notamment dès leur formation. À quels différents sens peut renvoyer ce terme « coopérer », et qui sont les partisans/militants de ces pratiques et pédagogies coopératives ayant influencé les décisions politiques ? Cette recherche propose de répondre à ces questions par l’intermédiaire d’une démarche sociohistorique, reposant en particulier sur l’exploitation d’archives.

Porteurs du projet : Juliette Fontaine, Paul Lehner, Patricia Legris


GPS et CoopEnSup

Ces axes permettent également l’inscription de la recherche sur GPS dans la dynamique du projet CY Initiative « CoopEnSup – Pédagogies coopératives et enseignement supérieur » (2024-2026), centré tout particulièrement sur la prise en compte et l’analyse des dimensions et enjeux coopératifs.

Pourquoi proposer une analyse complémentaire ?

  • rectifier ou préciser une information donnée dans le texte ;
  • identifier de nouveaux enjeux et/ou développer certains enjeux peu explicités dans l’analyse initiale (en lien avec l’item « Les problèmes posés par la situation ») ;
  • ajouter des références à de nouveaux textes réglementaires susceptibles d’apporter de nouveaux éclairages à l’analyse de la situation (en lien avec l’item « La dimension réglementaire ») ;
  • ajouter des références à de nouveaux textes de recherche susceptibles d’apporter de nouveaux éclairages à l’analyse de la situation (en lien avec l’item « Des ressources universitaires ») ;
  • ajouter des résultats d’enquêtes menées auprès d’autres enseignants, personnels travaillant dans l’établissement, parents, élèves… (en lien avec l’item « Ce qu’en disent des collègues et d’autres acteurs ») ;
  • contribuer à la définition des pistes de résolution (en lien avec l’item « Pistes de résolution de la situation ») ;
  • prendre parti sur la base des ajouts/modifications effectuées (en lien avec l’item « Prendre parti »).